Toute l'actualité générale => Luteran (acétate de chlormadinone) et Lutényl (acétate de nomégestrol) et leurs génériques : des cas de méningiome rapportés - Point d'information


L’acétate de chlormadinone et l’acétate de nomégestrol sont des dérivés de la progestérone utilisés notamment dans la prise en charge de la ménopause, des troubles menstruels et de l’endométriose.

Des cas de méningiomes[1], associés à l’utilisation d’acétate de chlormadinone ou d’acétate de nomégestrol ont été observés lors de l’utilisation de ces médicaments à des doses thérapeutiques.

Pour autant ces signalements ne permettent pas de conclure, à ce stade, que les femmes qui utilisent ces médicaments présentent un risque de méningiome plus élevé que celui observé dans la population générale. C’est pourquoi une étude épidémiologique sera conduite dans les prochains mois par les épidémiologistes experts du Groupement d’intérêt scientifique Epi-Phare  afin de déterminer si l’utilisation de ces deux progestatifs est associée à un sur-risque de développer un méningiome.

Dans l’attente des résultats, une lettre est adressée aux professionnels de santé afin, d’une part, de leur préciser les nouvelles recommandations pour l’utilisation de Lutéran, Lutenyl et de leurs génériques et, d’autre part, de les informer de la modification des documents d’informations (RCP et notice) associés à ces médicaments afin d’y faire figurer ce risque.

Recommandations à destination des professionnels de santé



  • l’utilisation d’acétate de chlormadinone ou d’acétate de nomégestrol est contre-indiquée en cas d’existence ou d’antécédent de méningiome.

  • si un méningiome est diagnostiqué chez une patiente traitée par de l’acétate de chlormadinone ou de l’acétate de nomégestrol, le traitement devra être arrêté immédiatement et définitivement, et la conduite à tenir devra être discutée avec un neurochirurgien.


Aussi, en cas de prescription d’acétate de chlormadinone ou d’acétate de nomégestrol, les professionnels de santé devront :



  • Informer les patientes de l’existence du risque de méningiome,

  • (Ré)-évaluer la balance bénéfice/risque pour chaque patiente, en tenant compte du risque de méningiome,

  • Vérifier auprès des patientes l’absence d’antécédent de méningiome ou de méningiome en évolution connu,

  • Prescrire dans le respect des indications autorisées par l’AMM,

  • Prescrire aux doses les plus faibles possibles et sur une durée la plus courte possible.



Petites annonces

  • Médicaments antitussifs à base de pholcodine et risque de réaction allergique aux curares dans le contexte de l’épidémie de COVID-19 - Point d'Information
    Lire la suite
    2020-04-21 11:42:08
  • Traitement symptomatique de la constipation : NORMACOL change de nom
    Lire la suite
    2020-02-12 18:24:29
  • Valproate et dérivés : l’exposition des femmes enceintes a fortement diminué mais persiste - Point d'information
    Lire la suite
    2020-02-12 18:23:27

Actualités

  • Deux à cinq heures d’activité physique par semaine réduiraient les risques pour sept cancers
    Lire la suite
    2019-12-31 20:49:31
  • Chronothérapie : un nouveau levier thérapeutique dans l’hypertension artérielle ?
    Lire la suite
    2019-12-05 17:08:17
  • La colchicine en post-infarctus : les résultats d’une vaste étude multicentrique
    Lire la suite
    2019-11-23 21:54:36
Nous suivre sur les réseaux
  • Facebook :
    @Dapmeddictionnnaire
  • Twitter :
  • LinkedIn :