Toute l'actualité générale => Place pour les benzodiazépines dans la prise en charge de l’anxiété : fiche "bon usage" de la HAS


Même si la consommation de benzodiazépines tend à diminuer en France ces dernières années, elle reste encore élevée et d’une durée souvent trop prolongée en regard des risques encourus, en particulier chez les plus de 65 ans, constatait l’ANSM en avril 2017 1.

 Afin de contribuer à une amélioration de l’utilisation à bon escient de ces médicaments qui ont leur utilité (SMR important), la Haute Autorité de Santé vient de publier une "fiche bon usage" intitulée "Quelle place pour les benzodiazépines dans l’anxiété ?" 2.
  
Cette fiche rappelle notamment l’importance du dialogue, des explications à délivrer aux patients ayant besoin de ces médicaments en raison d’une anxiété ayant "un retentissement important" sur leur vie quotidienne, ce qui facilite le suivi et l’interruption, lorsqu’elle est possible, de ces médicaments.


L'ANSM, dans son état des lieux publié en 2017 1, dresse un bilan de la pharmacovigilance sur ces molécules : 



  • Environ 23 % des effets indésirables graves déclarés avec les benzodiazépines sont des affections du système nerveux (somnolence, comas, convulsions voire, plus rarement, amnésies).

  • Les affections psychiatriques représentent 12% des effets indésirables graves des benzodiazépines anxiolytiques et 17% des hypnotiques avec majoritairement des états confusionnels.

  • Les risques d'effets indésirables graves sont accrus chez le sujet âgé chez qui les chutes sont fréquemment rapportées.

  • Quel que soit l'âge, l'usage des benzodiazépines expose à un risque d'abus et de dépendance physique et psychique avec un syndrome de sevrage à l'arrêt (risque augmenté lors d'une exposition prolongée aux benzodiazépines et aux molécules apparentées).

  • D'autre part, les benzodiazépines sont les substances les plus impliquées dans la soumission chimique.

  • La consommation de benzodiazépines expose également à une augmentation du risque d'accidents de la route. Des études internationales montrent une augmentation de  60 à 80 % du risque d'accidents, ce risque étant multiplié par 8 en cas de consommation concomitante avec de l'alcool. Toutes les benzodiazépines sont désormais classées en « niveau trois » de danger depuis le 13 mars 2017, se traduisant par une incompatibilité majeure avec la conduite automobile.



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